Les gamins ont passé l'après-midi chez les voisins avec leurs bouquins pendant que leurs parents prenaient le train, le RER, le métro, le bus, l'autocar, le vélo ou la voiture pour aller à la manifestation de soutien aux habitants de Gaza, ce samedi 6 février 2010 à Paris. Il y a des jours où plaisirs et loisirs des uns et des autres sont infiniment ridicules face à ce qu'il se trame dans le monde. On ne tergiverse pas : la énième lecture du livre de Jean-Charles Massera, United Emmerdements of New Order précédé de United Problems of Coût de la Main-d'Oeuvre ? Dans le train et le métro qui mènent à la manif. Le nettoyage de la maison ? Les courses pour la semaine ? Le repassage ? Le café avec les copines ? Demain. Ou après-demain. Il n'y a pas urgence. En revanche, il y a urgence pour les habitants de Gaza. Pour rappel, l'offensive de l'armée israélienne (commencée le 27 décembre 2008 et d'une durée de 22 jours) contre la Bande de Gaza a tué au total 1419 Palestiniens, dont 1167 non-combattants, et fit plus de 5300 blessés, selon le bilan du Palestinian Center for Human Rights (PCHR). Parmi les victimes, on a recensé 318 enfants assassinés et plus de 1600 enfants blessés. Côté Israéliens, dix militaires et trois civils furent tués, selon les chiffres officiels du gouvernement israélien.

A la fin de la manifestation parisienne, sur les marches de l'Opéra Garnier, des interventions de membres du
Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens eurent lieu. Certains ont relevé les propos mensongers de François Fillon, chef du gouvernement français, qui a dénoncé le « scandaleux mouvement de boycott de produits cashers ou israéliens », lors du dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), le 3 février 2010.

Face à de tels propos, il est utile d'insister sur les requêtes des diverses associations participant à la manifestation Urgence Gaza de ce samedi 6 février à Paris (entre autres villes), à savoir :
« Un an après, l'objet de nos mobilisations reste d'actualité. Le blocus est toujours aussi dur, si ce n'est plus puisqu'il interdit en plus toute reconstruction des habitations et édifices détruits. Le gouvernement d'extrême-droite israélien refuse tout compromis. Il faut briser le siège, juger les criminels de guerre, sanctionner Israël. Face à l'impasse des négociations entre Israéliens et Palestiniens, c'est à nous, citoyens, organisations de la société civile, syndicats et partis politiques d'amener nos dirigeants à imposer le respect du droit international. »

Pour la mémoire des faits, rendez-vous sur le site Urgence Gaza.


« La sécurité d'Israël est pour la France une priorité absolue »
, a encore déclaré François Fillon, ce même 3 février au dîner du CRIF.

Et la sécurité de la Palestine est-elle une priorité absolue pour la France, Monsieur Fillon ?


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Place de la République, drapeau palestinien.


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Pierre Laurent et Marie-George Buffet.

 

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L'ami Jérôme, de toutes les luttes contre l'injustice.


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L'ami Laurent, toujours là.


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Paris, le 6 février 2010.


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