Un meeting à l'initiative du Comité de solidarité avec la lutte du peuple égyptien s'est tenu à Paris ce mardi 15 février de 18h30 à 22h à la Bourse du Travail, rue du Château d'eau.


"Moubarak a été dégagé, la Constitution suspendue et le Parlement dissous. Une période de transition politique de 6 mois a été annoncée par l'armée, au cours de laquelle la Constitution devrait être modifiée, notamment pour permettre de nouvelles élections, et un référendum organisé pour avaliser ces changements.

Comment en est-on arrivé là ? Retour sur la révolution déclenchée le 25 janvier 2011 en Égypte, et sur le mouvement de solidarité en France, qui a vu converger Égyptiens et Tunisiens, unis derrière la figure de Mohamed Bouazizi, ce chômeur diplômé de Sidi-Bouzid qui a sacrifié sa vie pour dire NON à la hogra - le mépris et l'injustice - d'un régime policier, et dont le geste a été l'étincelle qui a lancé la nouvelle révolution populaire arabe.


Près d'une centaine d'associations, de collectifs et d'ONG françaises, expressions de la société civile, des mouvements sociaux ou de la scène politique, a exprimé dans de nombreuses villes du pays sa solidarité avec la lutte du peuple égyptien pour la liberté, la dignité, la démocratie et la justice sociale. Des liens se multiplient avec les ONG égyptiennes des droits de l'homme, avec les syndicats indépendants, et bien sûr avec la jeunesse branchée sur les "réseaux sociaux" d'Internet.


Des délégations internationales se sont rendues place Tahrir pour soutenir le soulèvement, et pour enquêter sur sa sanglante répression, qui a fait des centaines de morts, des milliers de blessés, hommes, femmes et enfants. À Paris, le Comité de solidarité avec la lutte du peuple égyptien, accompagné de représentants français (Union syndicale Solidaires, CGT,  FSU, EELV, PCF, PG, NPA) et du comité Sidi-Bouzid Solidarité, ont interpellé le Quai d'Orsay sur la duplicité du discours du gouvernement français qui exporte son "savoir-faire sécuritaire" et "conseille" des régimes honnis, tarde à condamner leurs crimes, les détentions à grande échelle et la torture, et continue à expulser immigrés tunisiens, égyptiens et autres.

L'opinion publique, à Paris notamment, a découvert une communauté égyptienne diverse et dynamique, soucieuse de s'exprimer et de s'organiser de manière autonome tout en cherchant à établir le contact avec la solidarité arabe et française.

Enfin, les révolutions populaires en cours en Tunisie, en Égypte et dans d'autres pays arabes bousculent les idées reçues sur les forces en présence et des alliances se nouent, y compris avec les composantes démocratiques musulmanes, hors des normes habituellement en vigueur dans les représentations occidentales. Dès lors, certains s'inquiètent pour Israël, et de fait, les bouleversements géo-stratégiques à venir ne manqueront pas de redistribuer les cartes sur la question palestinienne, et en particulier de Gaza.

Les peuples arabes ont d'ores et déjà gagné la bataille pour la Dignité retrouvée. Commence une âpre lutte pour créer les conditions nouvelles pour la liberté d'expression, d'association, d'aller et venir, pour garantir des élections libres et démocratiques, la fin de l'état d'exception, et pour lancer de nouvelles politiques économiques et sociales, qui mettent au centre le pouvoir au peuple...

Autour de ces différents enjeux, le Comité de solidarité avec la lutte du peuple égyptien a convié à un meeting pour en discuter autour :

- des Égyptiens de Paris et des membres du Comité,
- de Violette Daguerre, présidente de la Commission arabe des droits humains (ACHR), Georges Henri Beauthier (avocat, ex-président LDH Belgique), Philippe Favart (juge belge), membres de la délégation internationale mandatée par la Commission arabe des droits humains (ACHR) de retour d'Égypte, et de Haytham Manna (ACHR),
- de Tarek Ben Hiba du Comité Sidi-Bouzid,
- d'Annick Coupé (Union syndicale SOLIDAIRES) et d'Omar El Shaféï (sur le mouvement ouvrier égyptien),
- de Tewfik Allal (collectif Algérie),
- de Richard Labevière,
et de nombreux autres invités surprise.

Comme on n'oublie pas l'esprit de fête des révolutions arabes en cours, Mohamed Bhar a interprété une de ses nouvelles compositions sur la Tunisie intitulée « Dégage » et Cherine Al Ansari a enchanté le public avec l'un de ses contes inspiré des Mille et une nuits, intitulé Mille et une chaussures." Source.

Des photographies de la soirée :

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Les jeunes franco-égyptiens du Comité de solidarité.

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De gauche à droite, des représentants de : PCF, MIR, Comité de solidarité avec la lutte du peuple égyptien, Union syndicale SOLIDAIRES, FSU, CGT, NPA, Europe
Écologie-Les Verts, Parti de gauche.

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Au centre, Annick Coupé, porte-parole de l'Union syndicale SOLIDAIRES.

 

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Cherine Al Ansari.

 

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À droite, Mohamed Bhar.

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Et Jean Jaurès veille...

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Jeudi 17 février 2011 à 19h, Artistes avec la révolution arabe en marche au CIN HOCHE de Bagnolet au 6, rue Hoche, métro Gallieni. (Cliquer sur l'image pour la télécharger).

Paris, le 15 février 2011.
Photographies : Patricia Tutoy. 



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