Après une mobilisation contre les convois ferroviaires de déchets nucléaires au Sud de l'Oise, à Nanteuil-Le-Haudouin (lire Le nucléaire, ça rayonne ton air ! en fin d'article ici), direction l'Ouest de la France à Rennes, en Ille-et-Vilaine, pour une manifestation inter-régionale contre le nucléaire civil et militaire (plus d'informations ici), ce samedi 15 octobre. Les Indignés rennais, tout aussi indignés que les manifestants anti-nucléaires (en général, ce sont les mêmes, plus ou moins...) mobilisés à l'occasion de la journée mondiale accompagnèrent le cortège. 20.000 manifestants selon les manifestants, 10.000 selon certaine presse malveillante, 8.000 selon la police (qui ne sait toujours pas compter...) arpentèrent les rues rennaises du mail François Mitterrand au mail François Mitterrand, en passant par quelques boulevards avant de s'engouffrer dans des boyaux de rues du centre-ville. Les consommateurs du samedi regardèrent hébétés ces ringards anti-nucléaires perturbant leurs achats de fin de semaine. Après une dure semaine de boulot, il faut consommer avec frénésie pour dissiper les tensions accumulées dans la boîte qui les expédiera à Pôle Emploi à la première occasion. Les uns agglutinés dans les boutiques des trois opérateurs les plus connus de la téléphonie mobile, les autres entassés sur les terrasses des bars ou dans les boutiques de fringues et de godasses d'hiver virent passer Cécile Duflot et Eva Joly accrochées vaillamment à la banderole d'Europe Écologie-Les Verts ou Philippe Poutou, candidat à l'élection présidentielle 2012 pour le NPA, venu constater que le climat social n'est pas dominé par la résignation, contrairement à sa déclaration d'août 2011 (c'est peut-être Poutou qui est dominé par la résignation !). Il fallait être à Rennes ce jour-là. Elles et il furent là, fermant le cortège avec la vice-présidente du Parti de gauche, Martine Billard plus souvent dans toutes sortes de manifs que les trois autres ! On n'a pas vu de représentants du PCF, de l'UMP, du PS tout préoccupé par le second tour de ses superprimaires citoyennes !

Côté syndicats, la Confédération nationale du travail (CNT), l'Union syndicale SOLIDAIRES et le Syndicat des travailleurs de Bretagne étaient en nombre : les seuls au clair avec la sortie du nucléaire en France et partout ailleurs. Pas vus la Cégète, l'UNSA, la CFDT, FO, la FSU, entre autres. Un individu portant un autocollant de la FERC-Educ'action fut repéré dans le cortège.

 

Un soleil radieux a rayonné sur tout ce petit monde comme pour dire "Je suis toujours là, et vous aussi, de fait. Profitez-en, ça va pas durer !"

 

Des images de la manifestation côté SUD :

 

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À inhaler avec modération... peut rendre "euphorique"...

 

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35, département de l'Ille-et-Vilaine.

 

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Plus d'informations sur le blocage du train de déchets nucléaires CASTOR à Valognes, les 22-24 novembre 2011, sur le blog dédié.

 

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Pas besoin de décontaminer l'Union syndicale SOLIDAIRES. Lors de son 5e congrès en juin 2011, une résolution concernant le nucléaire fut adoptée. La voici dans son intégralité : La filière nucléaire a des caractéristiques particulières qui justifient un arrêt immédiat des projets de toute nouvelle construction et une décision politique immédiate de sortie du nucléaire :

- Risque de prolifération nucléaire, risque d’accident majeur, risque pour la santé des travailleurs/ses, particulièrement les personnels sous-traitants, exposés aux rayonnements.
- Production de déchets, certains étant hautement radioactifs et à vie longue, dont le devenir n’est pas connu (retraitement, stockage en surface ou en profondeur à sécuriser durant des millions d’années) et qui constitue un cadeau empoisonné aux générations futures.
- Dégradation de la sûreté des installations nucléaires du fait des privatisations et de la généralisation de la recherche des moindres coûts.
- La forte puissance unitaire des tranches nucléaires va à l’opposé de l’objectif rationnel et économe d’une production décentralisée d’électricité, favorisant des initiatives locales de production à base d’énergies renouvelables.
De plus, les effets d’un possible accident nucléaire soulèvent des problèmes quasi insolubles :
- Nécessité d’évacuer rapidement un nombre énorme d’habitants, ce qui est matériellement impossible.
- Contamination des sols : elle implique de déclarer hors activité productive une partie importante d’un territoire, et ce, pendant des siècles.
- Nécessité d’une modification de notre démocratie : organisation autoritaire, l’important étant d’éviter les turbulences sociales. Source SOLIDAIRES, résolution n°1 : Quelles réponses aux crises ? en page 6.

 

 

Plus d'images sur le diaporama suivant :

 

 

 

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Rennes, manifestation anti-nucléaire, le 15 octobre 2011. Photographies : Patricia Tutoy. (Cliquer sur les images pour les agrandir).

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