Le dimanche, un poème et une image (ou plusieurs).

 

Louange d'une chevelure noire, un poème de Marcello Giovanetti,

et deux toiles de Iman Maleki, Girl by the window et Sunlight.

 

 

 

Louange d'une chevelure noire.

 

Lorsque je vous contemple, ô cheveux déliés

Et tombant de son front en de sombres errances

Qui voilent les splendeurs dorées de mon soleil,

Vous êtes importun nuage, ombre nocive.

 

Mais, si vous ramassez dans un noeud vos ténèbres,

Vous semblez pierre noire où l'Amour vient tailler

La pointe de ses traits ; et de ces chevelures

Où brillent l'ambre et l'or triomphent vos luisances.

 

De vos troubles enroulements bientôt jaillissent,

Comme parfois l'éclair d'une nuée impure,

Vers mon coeur des torrents de flammes éclatantes.

 

La nature avec art, non par erreur, donna,

Comme un peintre qui mêle aux lumières les ombres,

A la blancheur du front sa sombre chevelure.

 

Marcello Giovanetti (Ascoli Piceno, 1598 – 1631), titre original du poème Loda una chioma nera in Marino e i marinisti. L'avant-dernier vers de ce sonnet renvoie à cet art des lumières et des ombres qui caractérise la peinture du XVIIe siècle.

 

Pour illustrer le poème de Giovanetti, j'ai préféré un peintre contemporain Iman Maleki (que l'on rencontre aussi sous le nom d'Ayman Malky), né en 1976 à Téhéran (Iran) :

 


Iman Maleki, Girl by the window, 2000.

 

 


Iman Maleki, Sunlight
, 2004.

 

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