Duvy, commune de l'Oise, en région Picardie, au coeur du Pays de Valois, compte 435 habitants (recensement de 2004). Situé à 56 km de Paris, sur la route qui mène de Crépy-en-Valois (à 2,4 km) à Senlis (à 18 km), le village a perdu sa boulangerie-épicerie-bar et sa poste. Sa gare ne fonctionne plus depuis belle lurette. Il reste un bar-tabac qui fait aussi office de relais postal, une école élémentaire, une mairie et une église. Cette église fait partie du patrimoine culturel comme tant d'autres églises, chapelles, abbayes ou châteaux, donjons, etc., de la région. Elle est aussi partie intégrante des 35 clochers de la Vallée de l'Automne.

L'église de Duvy, dédiée à Saint-Pierre, fut bâtie dans la seconde moitié du XIe siècle selon un plan simple : un clocher choeur à deux étages de section carrée accolé à une courte nef de 8 mètres de longueur. Les fouilles archéologiques menées en 2004 n'ont pas permis de confirmer la présence d'une abside. Jusqu'au XIVe siècle, l'édifice sera plusieurs fois modifié ou agrandi, illustrant à chaque fois l'évolution des modes architecturaux.

Au XIIe siècle : doublement de la longueur de la nef qui est fermée par un portail à colonnettes de style roman. Ce portail sera plus tardivement masqué et endommagé par un porche sans intérêt architectural.

Au XIIIe siècle : création d'une chapelle dite « de la Vierge », à gauche de l'autel principal, et d'un bas-côté par percement de trois arcades dans le mur nord. C'est sans doute à cette époque que le clocher est rehaussé d'un étage atypique couvert d'un toit en bâtière.

Au XVIe siècle : transformation du bas-côté, monté en pierres taillées et percé de deux baies de style gothique flamboyant. Il est fermé en façade par un porche renaissance en anse de panier surmonté de sculptures représentant des animaux fantastiques et de trois dais ayant autrefois abrité des statues. Ce porche fut ultérieurement obturé pour permettre la création des fonts batismaux qui occupent l'extrémité ouest du bas-côté.

Vers le XVIIIe siècle, modification de la sacristie dont la date de création reste à préciser.

L'église conserve un mobilier des XVIIe et XVIIIe siècles : des grilles en fer forgé, des boiseries de choeur oeuvrées d'artisans locaux et une chaire formée de trois panneaux richement sculptés représentant Saint-Pierre et des décors floraux. L'église abrite sept pierres tombales ou obituaires. Deux tombes sont remarquables : une petite plaque funéraire carrée de 0,70 mètre de côté au nom de Guillaume Dubie, laboureur, décédé en 1587, et une plaque funéraire de 1,45 sur 3 mètres datant de 1410, très finement décorée, représentant Regnoult Blouet dit Tristan, écuyer, seigneur d'Oigny, et son épouse Marguerite La Bouette. Ces deux pierres furent classées au titre des Monuments Historiques en 2005. Sur les trois cloches que comptait le clocher il ne reste que « Parette », offerte en 1598 par Robert Greffin, seigneur de Duvy, et son épouse Françoise Gorglas.

L'édifice, inscrit aux Monuments Historiques, a fait l'objet d'importantes restaurations à la fin du XXe et au début du XXIe siècles.

Faisons le tour de l'église en images réalisées ce 2 novembre 2009 :







































L'autel photographié depuis la grille close de la porte d'entrée.


La chaire photographiée de la même manière que l'autel.


A l'entrée de l'église, sur la droite, voici le panneau d'informations dont est extrait le texte ci-dessus :





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