Il n'en fait qu'à sa tête. Il va, il vient, toujours le même refrain. On s'adapte à son train de vie, sans entrain parfois. Il mène sa vie de solitude sans se préoccuper de rien ni de personne. Il disparaît des jours entiers, des semaines voire des mois. Il joue à cache-cache comme l'enfant derrière une tenture, attendant le nombre 100. Donc, il disparaît, réapparaît subrepticement et repart se planquer on ne sait où. Pendant ses absences, on se morfond, on tourne en rond, on scrute le plafond. On trouve alors des occupations : on cuisine les derniers potimarrons et le premier cresson de la saison, on relit Platon tout en mangeant des rillons avec des cornichons ou bien des quernons avec un gorgeon de layon. Un vrai banquet ! Le soir et la nuit, on compte les moutons.

Il se pointe quand on ne l'attend plus. À ce moment-là, il faut être disponible. Il faut s'adapter parce qu'il en est incapable. On lui dirait volontiers ce qui nous a traversé l'esprit quand il était ailleurs. Mais on se tait. On ne veut pas heurter sa sensibilité, qu'il ignore. D'ailleurs, à quoi cela servirait-il de lui porter ombrage ? Lui qui sait offrir de si belles amignounées (1), ardentes et lumineuses.

 

 

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Soleil en planque derrière des convois de nuages. Sur la Loire, le 10 mars 2013 à 9h 34. 

 

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Avant l'orage.15h 56.

 

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16h 01.

 

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Pendant l'orage qui a éclaté peu après la photo précédente, jusqu'à 18h environ, la grêle. 16h 49.

 

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Le soleil arrose l'est de ses derniers rayons. 18h 21.

 

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18h 22.

 

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18h 23.

 

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18h 23.

 

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18h 24.

 

À quelques kilomètres de là, à Champtocé-sur-Loire, le même jour vers 16h 20, Rozman a photographié son premier tuba. Merci à André d'avoir transmis l'information le soir même.

 

(1) Amignounées, dans le parler tourangeau, signifient caresses.

 

Texte et photographies : Patricia Tutoy.

 

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