Sous le vent la neige, des champs et sans ciel : telle est la morne plaine picarde depuis deux semaines. On pourrait se réjouir de tout ce blanc qui s'étend à perte de vue. On ne s'en réjouit pas. On déteste. Le climat de l'hiver a volé ses dernières couleurs à l'automne, trop tôt. Les premières neiges ont recouvert la région le 26 novembre précisément. Depuis on n'a pas revu le soleil, le ciel bleu et les nuages. Les arbres, les arbustes et les dernières fleurs sont enfouis. On cherche les couleurs de la nature, on en trouve parfois quelques-unes quand le tracteur a fraîchement labouré la terre. On cherche vainement le ciel : disparu. De temps à autre, une bande verte ou marron rompt la monotonie du voyage en train quand on ose lever les yeux du livre qui raconte Le monde selon Arnold*, une histoire d'amour et de champignons à Tuva dans l'une des plus petites îles du monde, pas en Russie mais là-bas, dans le Pacifique.

 

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Dans le train, entre Crépy-en-Valois et Le Plessis-Belleville (Oise, Picardie), le 8 décembre 2010, entre 11h42 et 11h51. Photographies : Patricia Tutoy.

* Giles Milton, Le monde selon Arnold, 2010.


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