C'est à Paris, à l'angle de la place Michelet, à deux pas du centre national d'art et de culture Georges Pompidou. Là, dans ce lieu où t'attendent de rutilantes et imposantes machines, tu ne fabriqueras rien pour l'intérêt général, tu ne sueras pas pour un patron, tu ne seras pas maltraité par lui ni par des collègues. Tu ne seras pas soumis aux dures lois des cadences infernales du travail à la chaîne, de la production et du marché mondial. Tu seras ton propre esclave. Tu vas souffrir. Pire. Tu vas en chier ! Et tu vas le payer très cher.

 

 

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Là, rue Quincampoix, tes muscles prendront du poids, pour être beau, pour être belle, pour donner du galbe à tes fesses, à ton ventre, à tes mollets, à tes genoux, à tes doigts des deux pieds et à tes oreilles. Et tu ne comprendras pas pourquoi tes grands-parents, voire tes parents, feront la gueule quand tu diras : « Je vais à l'usine ».

 

La vraie fausse usine est ici. La vraie de vrai est .

 

Paris, rue Quincampoix, le 15 mars 2013. Texte et photographie : Patricia Tutoy.

 

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