Dans les sillons des pages blanches, ils sèment

L'histoire de leurs histoires d'amour, sève

Nourrissante de leurs inspirations, venin

Maléfique de leurs vies noyées dans le vin.

 

Crépy-en-Valois, le 17 janvier 1982.

 

 

Ce poème n'est qu'un prétexte à la question élémentaire : faut-il picoler pour écrire ? Après moult pensées profondes et des années d'études sur le sujet, je n'ai toujours pas la réponse. Je poursuis la recherche et ferai part des résultats, après stages pratiques. Il paraît qu'on boit plus dans des contrées au climat difficile (zones pluvieuses, banquise et Titan, notamment).  Au sud de l'Oise, il est possible que les habitants se mettent à picoler en raison du grand froid qui sévit sur la région. Les voies de communication ne sont pas toutes impraticables. A pied, on rejoint facilement le premier bistro du coin... Sinon on peut toujours faire le plein de bières portugaises au supermarché voisin. La légèreté du houblon portugais permet ensuite d'aller jouer les romantiques avec un appareil photo et réaliser un exceptionnel cliché des couches de nuages de l’atmosphère de Titan, tandis que d'autres, romantiques aussi, découvrent un livre réunissant des lettres de George et Frédéric, tout en écoutant Brigitte à la radio prodiguant des recettes pour réussir une histoire d'amour.

 

 

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Titan, le 27 décembre 2010 à 17h34. Photographie : Patricia Tutoy.

 


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