Partir de la toile blanche de la plaine picarde pour s'engouffrer dans la ville et rejoindre ainsi le rassemblement pour le maintien au sein de la Fonction publique de tous les services menacés par l’externalisation et pour un plan massif de créations d’emplois de titulaires permettant aux services publics de remplir leurs missions sans recourir à la précarité. A l'appel de Solidaires, la FSU et la CGT, une centaine de personnes s'est retrouvée sur l'esplanade du Trocadéro à Paris ce jeudi 9 décembre 2010, entre 12h et 14h.

Hortefeux et ses équipements prêts à effacer la neige comme on gomme deux phrases sur un cahier recyclable ne sont pas venus car la platitude de l'endroit ne pouvait causer aucun dégât ; résultat : une esplanade des Droits de l'Homme transformée en patinoire. On n'a pas vu non plus Delanoë, ses chasse-neige, ses sacs de sel et ceux de sable. Sarko avait quelques difficultés à choisir la paire de chaussures idéale pour venir constater les dégâts : être VRP en Rafale, centrales nucléaires, biens immobiliers publics français, coins de Terre de France, etc., ça prend du temps et puis, de toute façon, la neige ça emmerde le peuple et ça l'occupe ! Naomi Klein a bien visé avec son livre La stratégie du choc. Fillon ne savait plus s'il était en Russie ou en France ; il a préféré attaquer Météo-France qui, dans un communiqué du 7 décembre 2010 à 16h03, avait annoncé des chutes de neige très importantes pour la journée du 8 décembre. La station de radio Europe 1 a diffusé l'information.

Seuls les touristes apprécièrent la gadoue et les plaques de verglas : ils étaient devant la Eiffel Tower ! Les appareils photos crépitèrent à tout-va ; taux de réussite des clichés ? Probablement zéro ! Le soleil aveuglait tout le monde...

 

On s'est rassemblés, on a parlé deux heures, qui dans le micro, qui en petit comité. On était raides de froid, les joues rosies par les rafales de vent, les bras le long du corps pour les plus frileux, les bras en l'air pour porter bien haut le drapeau du syndicat d'appartenance pour les plus courageux. Quant aux pieds, malgré les doubles voire triples épaisseurs de chaussettes en laine, ils se préparaient aux gerçures ! Et les doigts des mains ? Dans les gants pour les uns, sur le bouton de l'appareil photos pour les autres. Comme une autre savait que l'ami Jean-Claude ne viendrait pas en raison de la chute d'au moins dix tonnes de neige dans sa profonde campagne, cette autre-là a réalisé quelques clichés. Partir de la toile blanche pour arriver sur une palette aux couleurs de l'espérance, de la ténacité, de la détermination, du "On lâche rien" !

 

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La suite des images sur le diaporama :

 

 

Et la Eiffel Tower en avait un petit coup dans le nez... vêtue de rouge par la CGT Éduc'Action.


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La preuve du coup dans le nez, ci-dessous ou :

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Photographies : Patricia Tutoy.


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