« Ici je voudrais dire que la littérature ne peut être que la voix d'un individu, et qu'il en a toujours été ainsi. Quand la littérature devient ode à un pays, étendard d'une nation, voix d'un parti, porte-parole d'une classe ou d'un groupe, quels que soient les moyens utilisés pour la diffuser, aussi puissant que puisse être son rayonnement, même si elle va jusqu'à recouvrir ciel et terre, elle ne pourra éviter de perdre sa valeur jusqu'à recouvrir ciel et terre, elle ne pourra éviter de perdre sa vraie nature, elle ne sera plus littérature, mais objet utilitaire au service du pouvoir et des intérêts. » 

 

Gao Xingjian (né en 1940 à Ganzhou, province de Jianxi, Chine. Désormais citoyen français),  La raison d'être de la littérature, discours prononcé lors de la remise du prix Nobel de littérature en 2000.


 

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Gao Xingjian, La fin du monde, 2006, encre de Chine. (Cliquer sur l'image pour l'agrandir).

 

 

« L'homme pille la nature, mais la nature finit toujours par se venger. », Gao Xingjian in La montagne de l'âme.

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