Paris, manifestation des lycéens, le 18 décembre 2008.


Lundi 15 décembre, le sinistre de l’Education nationale Xavier Darcos (qui n’est pas le ministre de l’hésitation nationale, a-t-il précisé la semaine précédente) annonce le report de la réforme du lycée à 2010 pour la seconde, 2011 pour la première et 2012 pour la terminale.

Deux jours plus tard, Nicolas Sarkozy insiste en précisant qu’il ne s’agit que d’un report. Pas besoin de le souligner, les lycéens ont compris, eux qui veulent le retrait pur et simple de la réforme.

De fait, les lycéens ne se laissent pas conter de belles histoires et restent mobilisés sur l’ensemble de la France.


Ce jeudi 18 décembre, ils manifestaient de nouveau dans les principales villes de France.

En début de soirée
, Xavier Darcos a déclaré sur France Info qu'il entendait organiser «une sorte d'états généraux du lycée à partir des établissements», pour essayer de «faire s'exprimer tous les lycéens».

Un peu plus tôt, devant les sénateurs, le sinistre de l’Education a affirmé qu’il allait «rouvrir la totalité du dossier» de la réforme du lycée. «Nous allons reprendre les choses à zéro, nous allons prendre le temps sans hésiter précisément, de sorte qu’on ne dise pas que cette réforme est faite à la va-vite et pour des raisons qui ne seraient pas dictées par l’intérêt des lycéens, par l’intérêt des jeunes de ce pays», a-t-il assuré.
«Les circonstances exigent plus d’explications (…), que nous travaillions différemment, nous allons le faire, mais nous ne changerons rien à l’objectif de réforme», a-t-il dit.

Le sinistre a rappelé les principes auxquels il était «attaché» pour cette réforme: «Que tous les lycéens aient une culture commune, que nous personnalisions l’aide que nous devons leur apporter (…), qu’ils puissent avoir un second choix s’ils se sont mis en difficulté par des options qu’ils auraient mal choisies, de sorte d’éviter l’échec».

Le syndicat des proviseurs demande le retrait de la réforme.




A Paris, quelques images de la manifestation de ce 18 décembre :

 



SES, Sciences Economiques et Sociales.

Les SES c'est capital, Karl Marx, 1867.

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