Golfech, vue sur les deux cheminées de la centrale nucléaire depuis le train Nantes-Toulouse, le 14 mai 2013. Photographie : Patricia Tutoy.

Golfech, vue sur les deux cheminées de la centrale nucléaire depuis le train Nantes-Toulouse, le 14 mai 2013. Photographie : Patricia Tutoy.

Golfech : une histoire des luttes et des résistances antinucléaires

Les auteurs de cet ouvrage souhaitent « par ce document, fouillis d’informations, participer à l’analyse collective et individuelle, aider chacune et chacun à la compréhension du monde nucléarisé et de la lutte antinucléaire qu’il a engendrée. Nous voudrions aussi que ce document puisse éventuellement un jour, servir d’outil, la lutte de Golfech est très riche d’enseignement et l’histoire se reproduit parfois malheureusement. » (page 6).

Télécharger l'ouvrage intégral (588 pages), au format PDF.

Golfech : une histoire des luttes et des résistances antinucléaires
Golfech : une histoire des luttes et des résistances antinucléaires

« L’histoire de Golfech est une mine de suggestions, aussi bien théoriques que pratiques. A l’époque se succédèrent des actions directes collectives, comme l’invasion de chantiers et la destruction des outils et des constructions en cours, mais aussi la pratique du sabotage à un niveau industriel par des groupes d’affinité, infligeant de gros dégâts matériels aux entreprises, et enfin l’autodéfense contre les violences et les intimidations mafieuses de la police et de l’industrie nucléaire...

Aucun individu, organisation ou groupe ne possède seul la force de s’opposer aux projets liés au nucléaire : le rapport entre les petits groupes d’action directe et le mouvement est sans doute un des éléments intéressants qui émerge des récits de Golfech, une indication qui reste valide pour développer les luttes qui nous attendent. »

On peut également télécharger l'introduction de l'ouvrage La canaille à Golfech, Fragments d'une lutte antinucléaire (1977-1984), Mutines Séditions, Paris, mars 2013, 168 pages, 6 euros.

Golfech, vue sur les deux cheminées de la centrale nucléaire depuis le train Nantes-Toulouse, le 14 mai 2013. Photographie : Patricia Tutoy.

Golfech, vue sur les deux cheminées de la centrale nucléaire depuis le train Nantes-Toulouse, le 14 mai 2013. Photographie : Patricia Tutoy.

« Sur ce coin de Terre du Sud où la démocratie fut bafouée […] de nombreuses familles furent obligées de quitter fermes et terrains agricoles qu'elles occupaient en bordure de la Garonne. Tout fut englouti. Sauf leurs souvenirs.

Quand mes cousins et moi sommes réunis, nous narrons avec bonheur et beaucoup de nostalgie ce lieu-dit magique de Sabarosse où nous vécûmes nos plus belles aventures d'enfants et d'adolescents au milieu des bois et des champs. Après nous, qui se souviendra de Sabarosse ? Qui d'autre se souviendra qu'avant la construction de la centrale nucléaire les légumes et les fruits étaient de taille normale ? Qui d'autre se souviendra qu'il était possible à cet endroit-là de se baigner dans la Garonne et d'y pêcher des anguilles qu'on pouvait savourer sans risque de contamination ?

Sabarosse que nous faisions rimer avec Carabosse dans les histoires que les plus grands des cousins mettaient en scène pour les plus petits. Si nous avions su, nous aurions évité la rime qui entraîna peut-être la malédiction sur notre bois dormant désormais sous les eaux de la Garonne. »

Patricia Tutoy, le 3 janvier 2010.

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