La première partie est ici.

Aujourd'hui j'aborderai le contenu du livre numérique, emprunté à la bibliothèque, les fantaisies que la lectrice ne peut plus se permettre, par rapport au livre en papier, au fil de la lecture, et les rêveries qu'engendre l'objet livre en papier.

Le contenu du livre numérique, emprunté à la bibliothèque, comprend cent ouvrages : 74 en langue française, des oeuvres de littérature classique, contemporaine, poétiques, des essais, des pièces de théâtre d'auteurs français et du monde ; 14 en langue anglaise ; 4 en langue allemande, 4 en langue italienne et 4 en langue espagnole. Parmi les oeuvres en français, notamment la littérature classique, la poésie et les pièces de théâtre, aucune ne fut une nouveauté pour moi. Parmi la littérature contemporaine, aucun auteur n'a retenu mon attention. Pour les oeuvres proposées en langues anglaise et espagnole, je les ai lues en français. Les 4 oeuvres en langue italienne étaient au programme de la maîtrise de lettres et civilisation italiennes que j'ai obtenue en 1989... Sur les 4 oeuvres en langue allemande, j'en avais déjà lu 3 en français et c'est heureux car je n'ai pas appris la langue de Hans Fallada. Conclusion ? Au-delà des inconvénients abordés dans la première partie de ces cogitations, la lectrice n'a choisi aucun des auteurs et des titres disponibles sur le livre numérique. À l'avenir, les bibliothèques devraient proposer des oeuvres à télécharger sur des bornes ou à domicile via leurs sites ouèbe. On pourrait ainsi télécharger titre par titre des oeuvres sur des livres numériques prêtés par les bibliothèques. Pour celles et ceux que cela intéresse. Car le livre numérique doit rester exceptionnel dans les bibliothèques et ne pas remplacer le livre en papier. Ringarde, moi ? Autant que le livre en papier ? Il suffit d'aller faire un petit tour ici et un autre petit tour là.

Donc, un emprunt de livre numérique pour alléger les bagages des vacances et ne pas manquer de lectures. Résultat : j'ai papillonné d'un texte à l'autre, relu quelques extraits et je n'ai découvert aucun nouvel auteur. Trois semaines de vacances à rêver des livres en papier confortablement empilés sur l'espace dédié, à la maison.

À propos des fantaisies que ne me permet pas le livre numérique: opérer des allers et retours dans le texte sur des pages différentes, en les ayant à la vue, toutes, simultanément ; corriger au stylo à bille des coquilles d'impression, des fautes d'orthographe, des accords de verbes notamment de participe passé avec les auxiliaires être et avoir, des corrections de noms de personnages, etc. ; et ne plus identifier ce que lisent mes compagnons de voyage, notamment dans les trains.

Enfin, il est délicieux de fermer les yeux, le soir, sur la pile de livres en papier placée sur la table de chevet, rêver des histoires en cours ou à venir, et naturellement ouvrir les yeux, le matin, sur la même pile. On commence mieux la journée ainsi. Ce n'est pas le cas avec le livre numérique, cet objet sans relief qui ne vous rappelle même pas, à sa seule vue, le matin, le cerveau encore embrumé de sommeil, ce que vous lisiez avant de vous endormir.

Pour celles et ceux qui se demandent encore si le livre numérique peut devenir un compagnon de lecture, on peut lire sur le blog Le monolecte Pourquoi je suis passée au livre numérique.

Patricia Tutoy, le 30 septembre 2014.

Livre numérique : les cogitations d'une lectrice (2/2)

Clermont-L'Hérault, librairie La vache qui lit (en hommage à Benjamin Rabier et à sa Vache qui rit), le 24 septembre 2014. Photographie : Patricia Tutoy.

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